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Echos de Patrick Wey, Eglise Saint-Sébastien de Nancy C'est sous le soleil qu'une bonne trentaine de compagnons travaillant en paroisse se sont retrouvés à la Baume du 7 au 9 novembre 2005 . Parmi eux quelques voyageurs venus nous rejoindre de Belgique, d'Athènes et de Maurice. La Baume , ancien noviciat : les souvenirs se sont réveillés lors des repas, que de choses ont changé en cinquante ans !
Diversités Cette session, je l'ai vécue sous le signe de la diversité : diversité géographique et en âge bien sûr, mais surtout diversité des situations et des questions que suscite notre investissement dans le milieu paroissial. On pourrait illustrer cette diversité en pointant deux exemples. > Il y a la paroisse avec sa vie ordinaire, où nous sommes prêtre ou curé parmi d'autres prêtres et curés, pouvant participer avec plus ou moins de liberté à la pastorale locale. > Et il y a la paroisse ou l'église confiée à une équipe de jésuites, s'accompagnant d'autres investissements apostoliques majeurs, souvent au service du diocèse : préparation au mariage, formation spirituelle, aumônerie.
Notre spécificité
Christoph Theobald, théologien du Centre Sèvres (facultés jésuites de Paris),nous a accompagnés pour mettre en relief et éclairer certains points de nos débats, par exemple en rappelant deux manières de vivre le ministère : celui auquel nous jésuites, nous sommes habitués, un ministère itinérant, et celui qu'appelle davantage la paroisse, avec un enfouissement et une durée. Que deviennent ces deux modèles dans notre manière de faire en paroisse ? Mais bien d'autres points ont été abordés renvoyant aux évolutions actuelles de l'Eglise et de la société. Une première soirée a permis de nous retrouver autour des spécialités culinaires de nos régions (fromages, macarons, rhum et figues entre autres), accompagnées par la déclinaison des saints de nos églises, moyens de nous dire les uns aux autres comment nous étions investis dans nos paroisses. Une seconde soirée s'est organisée autour du témoignage des compagnons vivants en banlieues, et c'est Guy Delage qui a ouvert le bal avec la situation à Saint-Denis. François-Xavier Dumortier nous a laissés quelques points en guise de mot de la fin. Je retiendrai cette remarque, qui peut aussi être une question : les religieux sont mieux armés face à un environnement plus instable, car ils ont l'habitude d'être envoyés aux frontières. Patrick WEY
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Jésuites : serviteurs
de la mission du Christ - © Compagnie de Jésus |