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Grandeurs et leurres
de l'autonomie

Pour une prise en compte
de la vulnérabilité

Patrick VERSPIEREN
et Marie-Sylvie RICHARD (dir.)
Colloque du 21 novembre 2009 du
Centre Sèvres-Facultés Jésuites de Paris
et Maison Jeanne Garnier

Cahier Médiasèvres n. 156
Ethique
Format 16x24 ISBN 978-2-35893-031-4

102 pages – 11€

Promouvoir l'autonomie, celle d'un être vulnérable 

Autonomie et vulnérabilité sont-elles des notions antinomiques ?

L'autonomie suppose-t-elle maîtrise de soi, pleine capacité de réfléchir, de peser le pour et le contre, de décider soi-même, seul et en totale indépendance, au mieux de ses intérêts ?

Si telles sont les conditions de l'exercice de l'autonomie, on peut penser que nombre d'humains en sont privés. Y aurait-il donc deux groupes d'humains, les personnes autonomes, et les autres – livrées au pouvoir des premières ?…

Dans cette ligne, on se réfère souvent en France au « principe d'autonomie » (proposé en 1979 par une école américaine de bioéthique), principe souvent compris comme donnant tout pouvoir de décision à l'individu souverain et propriétaire de sa personne, soucieux de se protéger contre les influences ou contraintes exercées par autrui. Certains lui accordent une totale priorité, dans les décisions concernant la santé, mais aussi en d'autres domaines.

Et si cela était un leurre, reposant sur l'illusion de la toute-puissance de l'individu ? Un tel langage est désormais remis en cause par les fondateurs mêmes de cette école de bioéthique….

D'autres lignes de pensée se sont développées depuis lors, mettant l'accent sur la fragilité de tout être humain et la sollicitude qui lui est d'autant plus due qu'il est plus vulnérable. Place est ainsi faite à l'expérience humaine de la maladie, avec l'angoisse et la diminution des différentes capacités qu'elle peut entraîner.

Depuis longtemps les soignants, et d'abord les infirmières et aides-soignantes, ont été formés dans cet esprit à écouter et à déchiffrer attentes et désirs des malades, à découvrir ce dont le patient est encore capable, de manière à lui permettre de retrouver l'estime de lui-même que la dépendance a compromise. 

Dans la diversité des situations et de la capacité d'exprimer une volonté, médecins et malades sont appelés à devenir des partenaires, alliés dans la lutte contre la souffrance et la maladie.

Il s'agit bien de promouvoir l'autonomie, celle d'un être vulnérable.

Patrick VERSPIEREN sj
Dr Marie-Sylvie RICHARD

 

Table des matières

Introduction de P. Verspieren et M.-S. Richard
L'idée d'autonomie et son évolution, par Jean-Louis Schlegel
Accepter nos impuissances. Construire notre autonomie, par Nicole Fabre
L'autonomie : vulnérabilité et relation, par Agata Zielinski
Promouvoir l'autonomie de grands malades, par Anne-Christine Mermet
Promouvoir l'autonomie de personnes âgées dépendantes, par Soeur Nathanaëlle
« Je suis fière de mon fils », par Michèle de Portzamparc
Bioéthique et « principe d'autonomie », p ar Patrick Verspieren sj
Du principe d'autonomie à une éthique de la vulnérabilité, par Corine Pelluchon

 

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et commandes@centresevres.com

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Pour en savoir plus :

> Pour acheter le cahier

> Voir aussi L'inquiétude en fin de vie N°150

> Le Centre Sèvres, Facultés jésuites de Paris

> Catalogue des Editions Facultés Jésuites de Paris