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| Nouvelles de l'engagement social
de la Compagnie de Jésus
dans le monde (Juillet Août 2004) |
Brésil : en descendant le puissant Amazone
Le District de l'Amazonie (BAM) a été crée en 1995 par la Compagnie de Jésus dans l'espoir d'apporter une meilleure aide à cette vaste aire du Brésil du nord. Ceci a entraîné le renforcement de l'intervention de l'apostolat social en faveur des groupes désavantagés, parmi ceux-ci les peuples indigènes et les "ribeirinhos" (un groupe marginalisé et pour la plupart indigène qui vit sur les rives du fleuve des Amazones), les travailleurs ruraux et les pauvres urbains. Dorénavant, les peuples d'Amazonie tireront bénéfice du nouvel effort des Jésuites
brésiliens : le Service d'Action, de Réflexion et de Formation Sociale (SARES, Serviço de Ação, Reflexão e Educação Social). Après une période d'incubation d'un an, durant laquelle la base de fonctionnement conceptuelle et organisationnelle a été mise en place, la nouvelle initiative est maintenant prête à effectuer ses premiers pas. SARES le fera étant un "service", comme son nom l'indique, plutôt qu'un "centre". Armé du savoir faire qualifié d'un groupe interdisciplinaire, inter congréganiste et incluant aussi des personnes laïques, l'équipe, ensemble à d'autres organisations laïques ou religieuses mettra en application une séries de projets concrets. Ceci incluent par exemple un cours de formation politique pour les chefs des communautés qui débutera en août prochain avec la collaboration de l'Université Fédérale de Manaus et du Conseil de Missionnaire Indigène, ou bien un meeting pour les ouvriers pastoraux dans des contextes interculturels qui aura lieu en novembre. SARES s'attaque à d'autres problèmes, comme la situation ouvrière en Manaus, les migrations et l'étalement urbain. Les fonds initiaux ont déjà été assurés par desJésuites italiens et allemands. Maintenant, il s'agit d'un problème d'assurance des fonds pour un développement institutionnel à plus long terme du nouveau-né. Comme le P. Roberto Jaramillo SJ, coordinateur du SARES, le dit : "C'est un plaisir de pouvoir vous présenter ce nouvel enfant pendant qu'il
marche. Maintenant, il a besoin de l'aide et de l'affection de nous tous, de ses parents, de ses amis et de ses compagnons de voyage".
P. Roberto Jaramillo SJ, Coordonnateur du SARES, Manaus
< jaramosj@hotmail.com >
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| Thaïlande : Contre le SIDA
« Partout où vous regardiez à Bangkok, vous les rencontriez : les religieuses catholiques et les moines bouddhistes, les chefs d'Eglise et les organisateurs des communautés de foi. Ils sont venus de partout au monde pour participer, en Thaïlande, à la 15ème Conférence Internationale sur le SIDA (IAC) », observe le P. Peter Norden SJ, qui a assisté à la conférence qui s'est tenue à Bangkok du 11 au 16 juillet dernier, en compagnie de nombreux Jésuites de différentes parties du monde. Le thème de la Conférence était « Accès pour tous » : Le SIDA a déjà tué 20 millions de personnes et actuellement, de par le monde, il y en a 38 millions de plus qui sont infectés par le virus du VIH ; 25 millions d'entre eux étant de l'Afrique sub-saharienne. La prévention médicale à travers une forme de vaccin ou de microbicide ne sera praticable que d'ici 5 à 10 ans. Pendant ce temps chaque nouvelle année apporte 5 millions de plus de personnes infectées. Et malgré le fait que la thérapie anti-rétrovirale est plus facilement accessible, celle-ci ne rejoint que très peu de malades. Aucune cure n'a encore été trouvée. La Conférence de Bangkok a été dominée par des prises de positions opposées concernant les formes principales de comportement préventif-abstinence et fidélité par opposition aux condoms. « C'est impressionnant de voir tant de dirigeants, scientifiques et activistes rassemblés autour du défi du VIH\SIDA, mais malheureusement, ils ne donnent pas l'impression de s'unir dans un effort commun qui est plus que nécessaire » écrit Michael Czerny SJ, représentant le Réseau jésuite africain pour le SIDA (AJAN) à la
Conférence. Au milieu de ces rivalités, la chapelle interreligieuse a été une oasis où les prières musulmanes et la méditation bouddhiste alternaient avec les services chrétiens et l'Eucharistie quotidienne. Lors d'une soirée, environ quatre-vingts représentants de programmes catholiques se sont rassemblés pour prendre connaissance des différentes réponses pastorales adoptées par les Églises locales de Thaïlande, d'Inde, de Chine et d'Afrique, face à la réalité du VIH\SIDA. La Compagnie de Jésus espère d'établir d'autres réseaux, similaires à AJAN, au sein des Assistances asiatiques ; le taux d'infection dans ces dernières régions est en augmentation. Un excellent travail a déjà commencé dans les domaines de la formation et de l'éducation par le Jésuites en Thaïlande.
Pour de plus amples informations sur le développement de ces réseaux, contactez : Peter Norden SJ, Jesuit Social Services, Australie,
< peter.norden@jss.org.au >,
< www.jss.org.au >. Site web de AJAN :
< http://www.jesuitaids.net >. Site web de la XV IAC :
< http://www.aids2004.org/ >.
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| Tchad : plusieurs sont appelés
Répondant à la crise humanitaire causée par le conflit au Darfour, dans l'ouest du Soudan et insistant sur la demande d'assistance de l'Archevêque de Ndjamena, le Père Général a lancé un appel spécial à la Compagnie au début de 2004, demandant des volontaires disposés a passer un an au Tchad dans un programme du Service Jésuite pour les
Réfugiés (JRS) afin de coordonner les efforts d'éducation et les services communautaires dans trois camps de réfugiés situés à la frontière du Soudan. Son appel a été entendu. Dix-huit Jésuites entre 25 et 73 ans ont répondus à l'appel ; il y en aurait encore plus si la connaissance du français n'avait pas été une exigence. Une équipe de trois Jésuites a été formée. À la fin de juin, une partie de l'équipe partait pour le Tchad,
composé du Jésuite belge Philippe Marbaix (JRS-Burundi) et le Jésuite italien, le Père Gianfranco « Jack » Iacuzzi SJ, coordonnateur du secteur social en Albanie (autrefois JRS-Albanie), accompagné par Lluís Magriñà SJ, Directeur International du JRS. D'ici la fin du mois d'août, ils devraient être rejoint par le Père Pat Samway SJ, professeur à l'Université St-Joseph à Philadelphie. Cette petite équipe vivra à Abeché (Tchad oriental) avec le Père Joël Roumeas SJ, un prêtre de paroisse. Le Père
Roumeas est très reconnaissant envers le Père Général pour l'envoi de ses nouveaux compagnons jésuites ainsi que pour l'aide qu'ils apporteront aux réfugiés ; en effet, jusqu'ici le Jésuite le plus proche se situait à
près de 300 Km ! L'équipe travaillera en collaboration étroite avec le chapitre local de Caritas (SECADEV), coordonnera et organisera l'éducation, la formation et autre activités d'aide pour les plus vulnérables des résidents des camps. La situation sur le terrain demeure
instable et pourrait changer à tout moment. Les premiers rapports reçus par JRS disaient que les réfugiés -en majorité des femmes et des enfants-vivaient dans des camps qui manquaient d'eau, une situation qui devrait rapidement empirer compte tenu du flot constant de nouveaux arrivés et qui les contraints à demeurer près de la frontière soudanaise où ils sont particulièrement vulnérables aux attaques de la milice soudanaise. Les arrivées de réfugiés exercent de la pression sur les approvisionnements en nourriture puisque les réfugiés entrent en compétition avec la population locale pour l'accès aux ressources.
Pour lire le reportage du JRS sur le Tchad, allez au :
http://www.jrs.net/reports/report.php?lang=en&repId=td040709en
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| Espagne : un parlement des religions du monde
Un parlement des religions du monde, fondé sur le thème « Chemins vers la paix : la sagesse de l'écoute, le pouvoir de l'engagement », s'est tenu à Barcelone en Espagne du 7 au 13 juillet. Il a été organisé par le
Conseil pour un parlement des religions du monde en partenariat avec le Forum universel des cultures- Barcelone 2004 ainsi qu'avec le centre Unesco de la Catalogne. Cet évènement, qui cherche a construire la
paix à travers le dialogue interreligieux et des plans d'action qui peuvent aider les communautés de foi à transformer le monde, a été suivi par une vingtaine de Jésuites, non seulement en provenance de la Catalogne, la
Province d'accueil, mais également en provenance d'Australie, de Belgique, de Colombie, de France, d'Inde, de France, d'Italie, du Mexique et des Etats-Unis. Parmi les présentations, celle du Père Cedric Prakash SJ sur « Le fondamentalisme religieux et la violence : un défi pour le dialogue interreligieux », a été très largement écoutée et très bien reçue. Le P. Prakash, directeur du centre Prashant au Gujarat, a montré un film qui capture l'horreur graphiquement et a parlé de complaisance du
gouvernement officiel qui ne fait que rendre l'horreur plus grande encore. Sa présentation a soulevé beaucoup d'intérêt chez les groupes internationaux qui surveillent et cherchent à résoudre les tensions communautaires. Le P. Daniel Madigan SJ, de l'Institut pour l'Etude des
religions et des cultures de l'Université grégorienne, a esquissé les grandes lignes de la problématique des programmes d'études religieuses ; et le Père Thomas Michel SJ de la Curie générale à Rome, a pris part au
débat sur la contribution du Pape Jean-Paul II au dialogue interreligieux. Les Jésuites se sont rencontrés lors d'une soirée pour réfléchir sur le Parlement ; les participants jésuites avaient pris notes de la grande
diversité des réponses. Le Père Michel fait remarqué, « Certains ont senti que l'approche « supermarché » multilatérale du Parlement envers la religion était antithétique au témoignage chrétien, alors que d'autres
croient que le semblant de Parlement reflétait avec exactitude la situation religieuse dans le monde d'aujourd'hui, où le christianisme, comme les autres religions 'traditionnelles', doit présenter ses arguments
dans un forum ouvert au côté des mouvements religieux nouveaux et des spiritualité non institutionnelles. »
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| Amérique latine : La cohérence à vau-l'eau
La paroisse de Andahuaylillas, située à 3100 mètres dans
les Andes péruviennes, a accueilli, du 6 au 11 juillet
dernier, la rencontre entre 13 coordonnateurs provinciaux
de l'apostolat social, le secrétaire de la justice
sociale, le P. Fernando Franco SJ, le socius de la
Province péruvienne ainsi que le coordonnateur du réseau
des ministères indigènes. Cette rencontre annuelle a été
tenue pour évaluer la situation sociopolitique du
continent et pour finaliser la conception d'une structure
capable de répondre aux défis actuels auxquels fait face
le secteur social. Les comptes-rendus courts mais
poignants qui ont été présentés indiquent que la
démocratie en Amérique latine s'est effondrée ; les
institutions supportant la démocratie ont très peu de
crédibilité. Au Pérou, les conclusions de la Commission
pour la Vérité dorment, oubliées ; 70.000 personnes sont
mortes durant les années 1980-2000 [HL40106] pour la
plupart des indigènes de langue Quechua. En Équateur,
avec le retrait de l'appui des autochtones, le
gouvernement a penché de plus en plus vers la droite. En
Bolivie, on craint que la participation populaire au
référendum, lancé par Carlos Mesa, sera faible. Le
processus de paix en Colombie semble menacé par une
nouvelle insistance sur la 'sécurité nationale' qui vise
à protéger les investissements plutôt que les gens.
L'Argentine n'a pas trouvé de modèle de développement
politique alternatif au péronisme, un système politique
fondé sur le clientélisme et sur le patronage. Le
Paraguay permet au crime de s'étendre avec impunité ; le
Mexique est désillusionné avec les changements introduits
par le président Fox ; la République Dominicaine,
troublée par des fraudes financières, a élu un
gouvernement néo-libéral ; et le Brésil de Lula a peur
d'affronter le FMI. Seul le Chili semble bénéficier d'un
président compétent, mais une plus grande prospérité a
mené à une sécularisation grandissante. Devant un tel
écroulement, il a été humblement reconnu lors de la
rencontre que la collaboration pour renforcer les
institutions politiques démocratiques et transparentes
était impérative.
Père Jorge Julio Mejia SJ, Coordonnateur d'Assistance
pour l'apostolat social en Amérique latine.
<jjulio@colomsat.net.co>
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| Nouvelles en bref
Le Secrétariat pour la Justice Sociale a fait circuler
une note à tous les Coordonnateurs d'Assistance de
l'apostolat social sur la tragédie humanitaire du
Darfour, au Soudan. Cette note visait à informer les
coordonnateurs de la situation ainsi qu'à les tenir au
courant des actions prises par le Service Jésuite pour
les Réfugiés et le Secrétariat pour la Justice Sociale,
particulièrement au niveau des politiques et de advocacy.
La note a également été envoyée aux Provinciaux à titre
informatif. Celle-ci est aussi accessible sur le site de
SJS au : http://www.sjweb.info/sjs/articles/darfurENG.htm
Le 29 juin 2004, S.E. Mary Ann Glendon, présidente de
l'Académie pontificale pour les sciences sociales et Chef
de la délégation du Saint-siège auprès de la réunion de
haut niveau 2004 du Conseil économique et social (ECOSOC)
des Nations Unies, a lu une déclaration sur
« Mobilisation des ressources et environnement propice à
l'éradication de la pauvreté dans le contexte de la mise
en ouvre du Programme d'action en faveur des pays les
moins avancés pour la décennie 2001-2010 ».
Cette
déclaration peut être trouvée à :
http://www.holyseemission.org/29june2004.html
« Nous sommes tous des étrangers : non à la xénophobie ».
C'est là le thème de la Journée Hémisphérique sur les
politiques migratoires qui s'est tenue à Quito les 26 et
27 juillet 2004 dans le cadre du premier Forum social des
Amériques. Celle-ci était organisée par le centre
d'information sur les droits humains "Segundo Montes Mozo
SJ" (CSMM) et par le Service Jésuite pour le Migrations -
Équateur (SJM-Équateur).
Pour plus d'information : < montesdh@andinanet.net >
ou < sjm@jesuitasecuador.org.ec >.
Site web de FSA: http://www.forosocialamericas.org/
Alors que les négociations en sont à un point critique et
que l'ébauche de l'Entente sur l'Agriculture était
attendu pour le 9 juillet, un appel urgent a été lancé le
mois dernier par la Campagne pour le commerce au service
des personnes afin d'appuyer le rôle des pays en voie de
développement dans les négociations pour le commerce
agricole au sein de l'Organisation Mondiale du Commerce
ainsi que pour plaider contre la marginalisation des
intérêts des pays les plus pauvres. La campagne pour le
commerce au service des personnes est une campagne
mondiale de l'Alliance Oecuménique « Agir ensemble »
(EAA), un réseau oecuménique de campagnes d'action sur le
VIH/SIDA, le commerce mondial et les questions de paix et
conflits.
Pour en apprendre plus : http://www.e-alliance.ch/index.jsp
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