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Edition spéciale des Nouvelles de l'engagement social
de la Compagnie de Jésus
dans le monde (octobre 2005)
Ce numéro spécial est pour offrir à nos lecteurs une mise à jour sur trois urgences graves qui se déroulent présentement dans trois différentes parties du monde. Nos informations proviennent directement de nos collègues jésuites.
Deux de ces évènements sont des catastrophes naturelles :
le tremblement de terre au Cachemire, administré par le Pakistan et au Jammu et Cachemire administrés par
l'Inde,
et les inondations provoquées par l'ouragan Stan en Amérique centrale.
Il y a aussi une autre tragédie, qui bien qu'affectant moins de personnes n'en est pas moins grave et nécessite notre attention et une action urgente : la déportation par les autorités espagnoles et marocaines d'un grand groupe d'immigrants sub-sahariens,
dont certains détiennent un permis régulier ou encore qui sont des demandeurs d'asile.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maroc -Espagne :
Immigrants déportés par les autorités marocaines et espagnoles


* Immigrants déportés par les autorités marocaines et espagnoles
Un grand nombre d'immigrants et de demandeurs d'asile sont actuellement
déportés par les autorités espagnoles et marocaines après avoir été
brutalement refoulés alors qu'ils tentaient d'entrer à Ceuta et Melilla, deux enclaves espagnoles au Maroc.
Médecins sans Frontières, qui a suivi de près la situation rapporte que les autorités marocaines les ont fait monter sur 23 autobus, dont 16 ont été localisés dans le Sahara.

Plusieurs organisations ont dénoncées l'expulsion de ces gens vers des endroits dépourvus d'accès aux soins médicaux et à l'aide humanitaire, parmi eux se trouvent des réfugiés, des femmes enceintes et des enfants, des personnes qui ont besoin d'une attention médicale immédiate.

Durant les trois derniers jours, un petit groupe d'observateurs a suivi l'un des convois, dont la destination finale n'est toujours pas connue, et il reste en contact avec eux par téléphones cellulaires. Avec eux ce trouve Pepe
Buades SJ, coordonnateur des questions d'immigration pour les Provinces
espagnoles. Dans son compte rendu alarmant, le Père Buades dénonce le
traitement pénible dont sont victime ces personnes; certaines possèdent
même des permis de séjour régulier ou des papiers du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Il rapporte également qu'il a des preuves que des personnes sont mortes dans les convois.

« Nous roulons vers le Sud du Maroc. »
Ils rapportaient avant-hier, 10 octobre, « l'un des convois se dirige vers le Sahara occidental (une région disputée et revendiqué par le Maroc et le Front Polisario et très difficile d'accès), un autre roule vers la frontière avec la Mauritanie. Nous ignorons s'ils vont les laisser là ou dans le désert, près de la frontière ». Ce que le groupe certainement connaît ce sont « les graves
conséquences que ces traitements auront sur les femmes et les enfants ».
Les dernières nouvelles en provenance du groupe, le 11 octobre dernier,
c'est qu'ils attendaient dans la ville de Dajla, où deux autobus s'étaient
arrêtés dans un camp militaire. Le Père Buades a exprimé de sérieuses
inquiétudes à l'effet que les autorités marocaines essayaient probablement
de disperser les autobus dans le désert afin de rendre leur localisation
plus difficile. Les dernières nouvelles semblent confirmer que les
autorités se sont mises d'accord pour rassembler de nouveau tous les
autobus. Selon l'un des observateurs, cela est une réaction à la pression
de l'opinion publique et médiatique et que sans ceux-ci cela aurait été
très difficile de mettre fin à la déportation vers le Sahara occidental.

Cet état d'urgence émerge alors que l'attention de l'opinion publique en
Espagne est tournée vers l'escalade de la violence contre les personnes
traversant du Maroc vers l'Espagne. Les enclaves de Ceuta et Melilla sont
entourées de clôtures et l'annonce que l'Espagne avait l'intention de
construire une troisième clôture a soulevé des critiques sévères. La BBC
rapporte que durant le mois de septembre 2005, 13 immigrants potentiels
ont été tués et des douzaines ont été blessés par des balles ou en tombant
des clôtures de 3 mètres de haut ou après avoir été battus lors de leurs
tentatives pour passer par-dessus les clôtures et échapper aux forces de
sécurité.

Dans un communiqué de presse distribué le 12 octobre, le coordonnateur de
l'apostolat social pour l'Europe du sud, le Père Higinio Pi Perez SJ
<amoversepi@jesuitas.es>, dénonce la conduite des autorités tant
marocaines qu'espagnoles comme étant en violation des ententes
internationales telles la Convention des Nations Unies sur les réfugiés et
la Convention contre la torture. Le communiqué de presse est affiché sur
le site de SJS : <http://www.sjweb.info/sjs/>


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Pakistan - Inde en Asie du sud :
Tremblement de terre en Asie du sud

Le tremblement de terre de magnitude 7.6 qui a frappé la région du
Cachemire samedi matin a causé une grande dévastation au Pakistan et en
Inde. Alors que l'aide commence à arriver dans la région, au milieu des
inquiétudes à l'effet que les efforts ne sont pas convenablement
coordonnés, les opérations de secours sont en chemin pour aider des
milliers de survivants blessés et environ deux millions de sans abri, mais les mauvaises conditions climatiques ainsi que le terrain montagneux éloigné ralentissent les efforts. Plusieurs villages de la région affectée sont encore coupés du monde. La partie du Cachemire administrée par le Pakistan a été la plus durement touchée avec des villages entiers qui ont disparus de la carte ainsi qu'une grande partie de la capitale, Muzaffarabad, a été détruite.

Confronté avec cette situation tragique, les Jésuites de l'Asie du sud tentent de trouver des moyens pour rejoindre les personnes affectées par cette catastrophe. Considérant la quantité immense de destruction, de perte de vie et des biens immobiliers tant en Inde qu'au Pakistan et considérant la population du Cachemire située des deux côté de la frontière, le Père Joe Xavier, coordonnateur de l'apostolat social pour l'Assistance de l'Asie du sud, essaie de trouver des moyens d'acheminer l'aide du côté pakistanais. « Je suis conscient de la complexité de cet effort, » écrit-il « je suis en contact avec l'Évêque de Rawalpindi qui se trouve à 15 Kms d'Islamabad. Je l'ai informé que certains Jésuites et collaborateurs ont l'expertise requise pour travailler dans une situation d'urgence comme celle-ci et que j'attends sa réponse. Nous avons quelques Jésuites au Pakistan, mais ils se trouvent à Lahore, à 500 Kms de la région affectée. Ils nous ferons savoir de quelle façon nous pouvons les aider. Soyez prêt au cas où un besoin spécifique ferait surface. »

P. Joe
Xavier SJ <jesa@jesuits.net>


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Guatemala, El Salvador, Mexique en Amérique centrale :
Inondations en Amérique centrale


* Inondations en Amérique centrale
Durant la première semaine d'octobre, lorsque l'ouragan Stan a frappé l'Amérique centrale, des pluies torrentielles ont provoquées des inondations massives et des glissements de terrains, frappant particulièrement le Guatemala et El Salvador. Le Honduras et le Mexique furent également touchés mais moins durement. Les pluies ont été particulièrement fortes sur la côté du pacifique du Guatemala, mais les terres intérieures ont été également durement éprouvées par les glissements de terrain qui ont englouti des villages entiers et par la lenteur de l'aide humanitaire causée par le caractère éloigné de la région touchée encore aggravée par la destruction des routes et les fortes pluies incessantes. Le nombre de décès est pour l'instant d'au moins 600 personnes, mais des milliers sont portés disparus.

Les ouvres jésuites au Guatemala, et parmi celles-ci Fe y Alegria, IGER (Institut guatémaltèque pour l'éducation à travers la radio) ainsi que le Servicio Jesuita para el Desarollo (SJD-Service jésuite pour le développement) ont immédiatement agit pour commencer les opérations d'urgence dans les régions affectées. Selon une information reçu de Entreculturas, une ONG espagnole associée avec ces ouvres, IGER, grâce à son réseau radiophonique élargie, coordonne ces opérations avec les diocèse locaux et collabore avec le l'Agence Espagnole de Coopération en leur offrant un appui logistique. Nous n'avons toujours pas d'information en provenance de plusieurs écoles de F y Alegria situées dans les régions montagneuses lourdement frappées par les inondations.

Au El Salvador, le nombre de victimes est plus limité, mais la situation reste difficile. Au moins 60 personnes sont mortes et 40 000 personnes sont déplacées. Là SJD aide un millier de personne qui ont fui leurs villages. En plus de la tragédie des pertes humaines, les conséquences sur la petite économie d'El Salvador, largement dépendante de la production agricole, seront incalculables. Comme Miguel Alonzo de SJD au Salvador le dit : « Il y a des gens qui en plus d'avoir perdu leur famille, ont également perdu leur maison et tous leurs biens. Au mieux ils ont perdu leurs récoltes et devront recommencer à zéro. Les récoltes qui devaient être bientôt engrangées ont été détruites par les eaux. Nous faisons face au grand défi de réactiver l'économie. » Pour lire le rapport de Entreculturas : <www.entreculturas.org>

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A voir également :

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> Nouvelles de juin-juillet 2005
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> Nouvelles de février 2005
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